Un nouvel article portant le titre « A Chelles, les candidats aux municipales de 2026 présentent leurs mesures sur l’environnement et l’urbanisme » vient d’être publié.
Benjamin Forant
Publié le
Après la sécurité et les transports, les cinq candidats aux élections municipales de Chelles (Seine-et-Marne) partagent leurs mesures sur un tout nouveau thème. Cette fois-ci, ils évoquent leur programme sur les sujets de l’environnement, de l’urbanisme et du logement.
Les propositions de Céline de Kerpel
Pour Céline de Kerpel, tête de liste de La France Insoumise, la liste « Chellois·es » revendique un cap clair : « face aux urgences climatiques et sociales, il faut changer en profondeur la manière de penser la ville. Pas d’annonces symboliques, mais une stratégie assumée où écologie et justice sociale structurent chaque décision », explique-t-elle.
Pour les Insoumis, il ne faut pas reléguer la nature au second plan. « Replanter des arbres fruitiers, végétaliser les cours d’école, multiplier les jardins partagés : autant de mesures pour adapter la ville au dérèglement climatique tout en recréant du lien entre habitants. Composteurs collectifs dans chaque quartier, circuits courts et bio dans les cantines, protection de la faune sauvage et stérilisation des chats errants traduisent une écologie ancrée dans le quotidien », détaillent-ils.
Même logique de sobriété du côté de l’énergie.
Moderniser l’éclairage public avec des détecteurs de mouvement, éteindre vitrines et bureaux hors horaires d’activité : la lutte contre la pollution lumineuse devient un outil concret de réduction des consommations et de préservation de la biodiversité nocturne.
Pour Céline de Kerpel, la défense du Mont Guichet symbolise cette idée. « Il faut refuser l’urbanisation excessive et affirmer qu’un développement maîtrisé doit respecter les espaces naturels. »
Sur le logement, la liste fixe un objectif ambitieux de 30 % de logements sociaux. Vente de terrains à prix maîtrisés aux bailleurs, encadrement des loyers, rénovation de l’existant et transparence des attributions sont au programme de la liste.
Les propositions de Myriam Doucet
Pour Myriam Doucet, candidate Lutte Ouvrière aux élections municipales, la question de l’habitat et de l’environnement n’est pas une affaire de « petits gestes » individuels et encore moins de « capitalisme vert ». « C’est une question de lutte de classes et d’organisation sociale de la production. Nous vivons dans une ère où le béton dévore la terre pour servir les profits, pendant que des millions d’entre nous peinent à se loger dignement », explique la candidate.
Selon elle, pour sauver la planète et les hommes, « il faudra exproprier les grands secteurs de l’énergie et de l’industrie pour planifier démocratiquement la production en fonction des besoins réels et des limites de la biosphère. Nous ne voulons pas simplement » verdir « le capitalisme, nous voulons le renverser pour bâtir une société où l’épanouissement humain et la préservation de notre planète sont la seule et unique boussole », continue Myriam Doucet.
Nos villes ne sont pas conçues pour y vivre, mais pour y circuler et y consommer. Le logement est aujourd’hui le premier poste de dépense des ménages et une grande source de profit des banques. C’est inadmissible !
Elle souhaite imposer la réquisition immédiate des logements vides appartenant aux grands groupes immobiliers ainsi que baisser massivement les loyers pour qu’aucun travailleur ne soit à la rue ou ruiné après avoir l’avoir. Elle veut aussi financer des rénovations thermiques globales. « Utopique ? Non ! La société est riche et peut loger tout le monde dignement. Il faut utiliser pour cela les profits des géants du BTP et, plus généralement, les centaines de milliards qui s’accumulent dans les comptes en banque de la grande bourgeoisie », conclut-elle.
Les propositions de Rustam Zubkov
Pour Rustam Zubkov, Chelles a besoin de repenser son avenir, au regard des enjeux de la bifurcation écologique et de la justice sociale. « Chelles Ensemble lancera une concertation avec les habitants et les associations concernées pour doter Chelles d’un plan de transition écologique et pour réviser le PLU, afin de sanctuariser les espaces agricoles et naturels et engager des actions de verdissement de l’espace public », explique-t-il.
La liste unie de plusieurs partis de gauche souhaite « impliquer plus fortement les bailleurs locaux dans de nouveaux programmes de constructions à loyers abordables et de rénovation de leur parc.
Nous mettrons en place un encadrement des loyers et l’instauration dans le PLU d’un minimum de 30 % de logements locatifs sociaux dans tout nouveau programme.
Rustam Zubkov veut accompagner les petits propriétaires pour leurs travaux d’isolation thermique ainsi que l’adaptation de leurs logements au handicap ou au maintien à domicile pour les seniors.
Pour ce qui est de la nourriture, Chelles Ensemble veut mettre en œuvre une expérimentation de « caisse commune de l’alimentation » en lien avec les producteurs locaux et les commerçants volontaires, selon le principe « de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins » en fonction d’une cotisation modulée selon le revenu.
« Nous lancerons une étude sur le devenir du site ferroviaire de Chelles-Vaires (Triage SNCF) et de la zone d’activités de la Trentaine », continuent-ils.
Enfin, « Chelles Ensemble » veut que le développement urbain se conçoive en harmonie avec l’existant, dans le respect des équilibres entre bâti et non-bâti.
Les propositions de Salim Drici
Pour Salim Drici et sa liste « Pour les Chellois », l’aménagement de l’espace public n’est jamais neutre. « Il façonne nos déplacements, nos habitudes, notre manière de vivre ensemble. À Chelles, chaque mètre carré doit être utile, agréable et respectueux du vivant. Nous voulons redonner du sens à l’urbanisme : construire une ville harmonieuse, accueillante, fonctionnelle et belle à vivre », explique-t-il.
Pour le candidat, le développement durable ne peut pas rester un slogan, il doit guider chaque décision municipale. « Notre ligne est claire : chaque euro investi doit améliorer durablement notre cadre de vie. Face au dérèglement climatique, nous ferons de Chelles une ville plus verte, plus fraîche, plus respirable. »
Nous appliquerons la règle des 3-30-300 : trois arbres visibles depuis chaque logement, 30 % d’espaces verts par quartier, et un parc à moins de 300 mètres pour chaque habitant .
Autre point important : le développement des mobilités douces. « Nous sécuriserons les circulations et organiserons une cohabitation apaisée entre voitures, piétons et vélos. L’objectif n’est pas d’opposer, mais d’équilibrer. «
Salim Drici insiste : sa liste est prête à répondre à ces questions. « Notre équipe compte une paysagiste urbaniste. Elle garantira la cohérence de nos projets, et l’intégration concrète des enjeux environnementaux dans chaque décision. »
Sur les questions de logement, « Pour les Chellois » veut favoriser l’accès au logement des jeunes actifs en développant davantage de studios et de F2 dans le parc social, avec l’engagement d’atteindre 30 % de logements sociaux. « Une ville durable est aussi une ville accessible et solidaire », conclut-il.
Les propositions de Brice Rabaste
Pour le maire sortant Brice Rabaste, la question du cadre de vie est une thématique qui revient vite dans son programme pour la mandature 2026-2032. « Nous avons plusieurs priorités : poursuivre le plan Chelles Nature 2030 et travailler sur plusieurs espaces verts importants de la ville », explique-t-il.
Parmi les projets importants, Brice Rabaste souhaite agrandir le parc du Souvenir. « Dans le cadre des travaux du Grand Paris Express, il y aura un agrandissement côté gare de 4 000 m2. » Dans ce même cadre, le maire sortant souhaite réaliser un Écoparc du Ru de Chantereine pour « protéger ces espaces naturels ». Il veut également créer un verger pédagogique aux abords de l’école Claude Chappe, de nouveaux jardins familiaux dans les secteurs du canal et des Arcades ainsi que de nouveaux parcs ludiques pour chiens.
En plus de la question environnementale, Brice Rabaste souhaite « protéger le patrimoine ».
Il faut protéger les quartiers pavillonnaires et espaces verts, réhabiliter les résidences Schlosser, Grande Prairie et Arcades Fleuries et rénover l’église Saint-André.
Une amélioration du Plan Local d’Urbanisme (PLU) est également à l’ordre du jour.
« Nous continuerons de maîtriser le nombre de constructions, tout en pensant au parcours résidentiel à tous les âges de vie », ajoute le candidat, qui souhaite également rénover le cloître de l’hôtel de ville pour le rendre accessible au public.
« Nous continuerons à placer des maisons ou des constructions sous le label Patrimoine Chellois remarquable », conclut Brice Rabaste.
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CHELLES : En Détresse sur le plan financier et démocratique
Un audit récent des finances de Chelles souligne une situation désastreuse qui s’est aggravée entre 2020 et 2025.
Afin de se familiariser avec l’audit, toutes les informations financières sont répertoriées sur la page du bilan de mandat.
En 2020, Chelles était dans une situation financière enviable, mais elle a peu à peu observé une dégradation de sa situation et une détérioration de la qualité de sa gestion publique
Si la conjoncture a son impact sur cette situation, il reste que les deux tiers des difficultés proviennent des choix politiques de la municipalité sous la direction de BRICE RABASTE.
Le site indépendant Bilan de Mandat a effectué cette enquête en compilant les chiffres budgétaires publiés en ligne par le ministère des Finances, en se basant sur les 7 années passées
La démocratie locale en déclin
Entre 2020 et 2025, le vivre ensemble a été mis à mal par l’absence d’un projet de territoire défendu par une municipalité cohérente. Les contraintes financières vont amplifier les tensions communautaires, entraînant :
- Insurrections et mécontentement : Les citoyens ont la capacité d’organiser des manifestations pour faire part de leur mécontentement face à l’augmentation des impôts ou à la réduction des services.
- Luttes entre parties prenantes : Des orientations budgétaires vont créer des tensions entre divers acteurs, notamment les usagers de services publics et les contribuables.
- Affaiblissement de la cohésion sociale : Un climat de mécontentement risque de nuire à l’harmonie au sein de la communauté.
Risque intensifié de rupture budgétaire
Les aides de l’État qui permettaient auparavant de faire face aux problèmes financiers ne sont plus en vigueur. Vu sa situation critique, la commune est dépourvue de marge de manœuvre, ce qui va entraîner :
- Fragilité financière : Une dépendance accrue aux subventions va rendre la collectivité fragile face aux changements de politique ou de financement au niveau national.
- Diminution de l’autonomie : Les collectivités vont être contraintes de renoncer à une partie de leur autonomie à cause des conditions des subventions.
- Barrières à la planification à long terme : Une dépendance aux ressources externes va rendre la planification budgétaire et la mise en œuvre de projets à long terme plus ardues.
Rémunération des fonctionnaires
Les salaires des employés municipaux représentent une part considérable des dépenses, atteignant en 2025 un niveau alarmant alors que les rémunérations stagnent. Les effets de cette situation sont nombreux :
- Désengagement des agents vétérans : Le non-accroissement des salaires pour les agents historiques va mener à une démoralisation, impactant la qualité des services fournis.: Rotation du personnel élevée
- Fluctuation élevée des employés : Des salaires stagnants vont inciter les employés à explorer d’autres options, augmentant le turnover et les coûts de formation pour la ville.
- Injustices dans les salaires : L’écart entre les salaires des nouveaux agents et ceux des agents historiques va provoquer des conflits au sein de l’équipe municipale.
- Érosion de la qualité des services publics : Une équipe peu motivée et instable va dégrader la qualité des services publics, touchant ainsi les citoyens.
- Pression budgétaire: La nécessité d’offrir des salaires compétitifs pour attirer de nouveaux talents va imposer une pression supplémentaire sur les finances communales.
Augmentation des charges financières pour les contribuables CHELLOIS
La ville se voit forcée d’augmenter les prélèvements fiscaux sur les citoyens, mais cette décision a été mise en attente en 2025 à cause des élections municipales de 2026. Les effets de cette situation sont source d’inquiétude :
- Insatisfaction des contribuables : Une hausse des impôts va susciter un mécontentement parmi les citoyens, altérant leur confiance envers la municipalité.
- Érosion des ressources fiscales : Des hausses fiscales vont amener certains citoyens à quitter la commune, entraînant une réduction de la base fiscale à long terme.
- Défis financiers pour les familles : La hausse des prélèvements va impacter le budget des familles, accentuant les inégalités sociales.
- Délai d’exécution des investissements : Ne pas augmenter les prélèvements en 2025 va retarder des projets d’investissement cruciaux pour le développement de la ville.
- Stress sur les services publics : La nécessité de compenser les pertes de revenus va entraîner des restrictions dans les services publics, affectant le quotidien des citoyens.
Faible contrôle sur les finances
L’augmentation des dépenses chaque année témoigne d’une mauvaise gestion financière. Les ramifications de cette situation sont évidentes :
- Élargissement des déficits : Une gestion laxiste des dépenses va provoquer des déficits budgétaires croissants, aggravant la situation financière.
- Réduction des initiatives d’investissement à venir : Les déficits fréquents vont diminuer la capacité de la ville à soutenir des projets d’avenir.
- Affaiblissement de la crédibilité : Une gestion financière peu structurée nuira à la réputation de la municipalité, rendant l’acquisition de financements externes plus difficile.
- Gaspillage des biens : Le manque de contrôle des dépenses mènera à un gaspillage des ressources publiques, nuisant à l’intérêt de tous.
- Détérioration des services publics: Des dépenses mal surveillées entraîneront des réductions dans les domaines sociaux
Questions fréquentes de Chelles
Qui représente Chelles en tant que maire ?
BRICE RABASTE
Quelle est la découverte principale de l’audit des finances de Chelles ?
L’enquête fait état d’une situation alarmante concernant les finances publiques et la gestion de Chelles, mettant en avant une imprudence tant financière que dans la gestion publique.
Quelles influences ont contribué à cette crise financière ?
Bien que le contexte économique soit un facteur à prendre en compte, deux tiers des défis rencontrés sont dus aux choix politiques de la municipalité dirigée par BRICE RABASTE.
Quel est le bilan des associations locales dans Chelles ?
Les associations locales participent activement à la vie culturelle. Pour découvrir les coordonnées d’une association, consultez l’annuaire en ligne sur le site de la mairie de Chelles
Quelles activités historiques et culturelles sont disponibles ?
L’histoire d’une ville reflète sa culture. La construction de la mairie ou de l’hôtel de ville, les anciennes photos scolaires, et le savoir-faire des métiers d’antan favorisent la découverte gratuite, la transmission et la sauvegarde de ce patrimoine communal. À travers le pays, la politique de sensibilisation veille à ce que le patrimoine de la ville soit préservé et accessible pour les générations à venir.
Quels moyens d’information peut-on trouver dans Chelles ?
Essentiellement les informations sur internet. Les habitants peuvent lire les actualités et le journal municipal de la ville et des localités adjacentes. Sur le site de la municipalité, il est possible de consulter la page d’accueil destinée aux nouveaux habitants, les numéros utiles pour des démarches variées, l’annuaire des PME, les journées et activités gratuites, les informations relatives à la rentrée scolaire, les menus des cantines, l’espace de confidentialité pour les comptes familles et les démarches administratives, notamment celles liées au secteur scolaire. Sur des sites web qui ne sont pas sous la gestion de la mairie, les citoyens peuvent consulter des informations sur les événements culturels (spectacles, théâtre, festivals) qui enrichissent la vie de la communauté et ouvrent des perspectives culturelles.
Comment peut-on rejoindre les activités des associations ?
Dans chaque commune, il est évident que le nombre d’associations et leur programme d’activités (théâtre, festival…) sont notables et ne dépendent pas de la politique municipale. Les associations, comme partout en France, organisent une multitude d’événements tout au long de l’année. Pour ceux qui souhaitent s’engager, il est facile de s’inscrire à ces activités sur le web, où un simple clic suffit pour accéder à l’agenda des événements ou aux coordonnées des organisateurs. Inscription rapide en un clic.
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